# Questionnaire avant atelier : préparer une séance de co-construction

Questionnaire avant atelier de co-construction : cas, informations manquantes et marge de décision pour préparer un déroulé utile.

- URL canonique: https://www.harmate.com/fr/blog/questionnaire-avant-atelier-co-construction
- Auteur: Harmate Team
- Publié le: 2026-10-25
- Mise à jour: 2026-10-25T22:42:33.297499+00:00
- Langue: fr

## Contenu

# Questionnaire avant atelier : préparer une séance de co-construction

Un questionnaire avant atelier peut vous aider à préparer les cas, les informations et les conditions de participation dont le groupe aura besoin. Lorsque le livrable est déjà fixé — par exemple une proposition de passage de relais — demandez aux participants ce qu’ils peuvent apporter et ce qui reste à clarifier. Les réponses doivent déboucher sur des adaptations précises du déroulé.

Il ne s’agit ici ni de choisir les thèmes d’un événement, ni d’évaluer le niveau d’apprenants avant une formation. L’objectif est de préparer un atelier de co-construction où des personnes doivent travailler ensemble sur un objet défini.

## Expliquer ce que le groupe va produire

Avant le formulaire, décrivez le livrable, la marge de discussion et la suite. Par exemple : « Nous préparerons une proposition de fiche de transmission entre les équipes A et B. Le groupe pourra discuter les informations à transmettre et les exceptions à prévoir. Le responsable du processus examinera ensuite la proposition avant tout essai. »

Cette introduction donne un repère aux réponses. Si le sujet ou la décision est encore ouvert, traitez d’abord ce cadrage. Le [questionnaire avant événement](/fr/blog/questionnaire-avant-événement-choisir-les-sujets-du-programme) répond à un autre besoin : choisir des thèmes pour un programme.

Des praticiens utilisent déjà des questionnaires préparatoires pour recueillir situations et objectifs. Le [formulaire de CMPartners](https://www.cmpartners.com/pre-workshop-questionnaire/) en fournit un exemple dans des ateliers de négociation et de communication. Il illustre un usage de préparation, sans prouver qu’un formulaire améliore tout atelier. La trame suivante est une proposition originale adaptée à la co-construction.

## Les questions qui préparent réellement le travail commun

Sélectionnez les questions dont vous pourrez utiliser les réponses. Annoncez qui les lira et ce qui pourra être montré au groupe. Ne demandez pas d’envoyer des dossiers sensibles pour obtenir un exemple : une description non identifiable ou une démonstration autorisée peut suffire.

### Un cas à apporter

**« Décrivez une situation récente que notre proposition devrait permettre de traiter. »**

Relance séparée : « Qu’est-ce qui s’est passé et quelle partie avez-vous vécue directement ? » Vous cherchez un cas de travail, pas seulement une préférence sur la solution.

### Un exemple qui complique le cas principal

**« Existe-t-il une situation différente qu’il faudrait aussi examiner ? »**

Une exception peut faire apparaître une limite du futur livrable. Ne demandez pas aux participants de fournir uniquement des exemples qui confirment le problème annoncé.

### Une information disponible

**« Quel document, exemple ou retour pourriez-vous présenter pour éclairer le travail ? »**

Ajoutez un champ facultatif : « Qui peut autoriser son utilisation ? » Le formulaire repère une ressource ; il ne donne pas automatiquement le droit de la diffuser.

### Une information manquante

**« Quelle information vous manquerait pour contribuer à la proposition ? »**

Cette question peut conduire à prévoir une courte explication ou à inviter une personne capable de répondre. Elle ne sert pas à classer les participants selon leur niveau.

### La marge de travail comprise

**« D’après l’invitation, qu’est-ce que le groupe pourra modifier ou proposer ? »**

Une réponse différente du mandat prévu signale une clarification à préparer. Elle ne prouve pas que la personne a mal lu : l’invitation peut être ambiguë.

### Les conditions de contribution

**« Y a-t-il une condition pratique à prévoir pour que vous puissiez contribuer ? »**

Proposez un canal privé pour les besoins qui ne doivent pas apparaître dans le support collectif. Évitez de demander un diagnostic personnel lorsque seul un aménagement pratique est nécessaire.

### La question à garder ouverte

**« Quelle question importante devrait rester visible pendant l’atelier ? »**

Elle peut concerner une dépendance, un désaccord ou un point que les autres questions ne couvrent pas. Conservez-la même si elle ne peut pas être résolue pendant la séance.

## Passer des réponses à des séquences précises

Ne transformez pas la collecte en vote anticipé sur la solution. Préparez un tableau de travail qui distingue ce qui a été dit, ce que vous envisagez et ce qu’il faut vérifier.

| Réponse — exemples fictifs | Préparation envisagée | Vérification avant la séance |
|---|---|---|
| « Nous ne recevons pas la même information selon l’équipe. » | Mettre deux exemples côte à côte avant de concevoir la fiche | Autorisation d’usage et comparaison de cas similaires |
| « Les urgences suivent un autre circuit. » | Prévoir un test du livrable sur une exception | Qui connaît ce circuit et peut décrire un cas ? |
| « Je pensais que nous allions choisir le nouvel outil. » | Ouvrir par une clarification de la marge de décision | Le commanditaire confirme-t-il que ce choix est hors périmètre ? |
| « Je n’ai jamais vu ce qui se passe après l’envoi. » | Prévoir une courte présentation du parcours côté destinataire | Une personne peut-elle l’expliquer avec une trace partageable ? |

Une seule réponse peut justifier une vérification sans représenter tout le groupe. À l’inverse, plusieurs réponses semblables ne suffisent pas à imposer une séquence : examinez leur contexte et le temps disponible.

## Exemple : préparer une fiche de transmission

**Scénario entièrement fictif.** Deux équipes doivent proposer une fiche de transmission. Les réponses préparatoires apportent un cas standard, un cas urgent et une incertitude sur la personne chargée d’accuser réception.

Le facilitateur prépare alors une séance en quatre mouvements : reconstituer le cas standard, comparer les informations nécessaires des deux côtés, tester la fiche provisoire sur le cas urgent, puis consigner les décisions qui restent hors du mandat du groupe. Il prévoit un espace distinct pour la question de responsabilité, à vérifier avec le responsable du processus.

Ce déroulé ne vient pas d’une moyenne des réponses. Il répond à des besoins de travail repérés dans les récits. Si les documents ne sont pas disponibles, le groupe peut travailler sur un exemple explicitement reconstruit, en conservant cette limite ; le facilitateur ne présente pas la reconstruction comme une observation.

Pour la séquence de production d’idées, le [guide du brainstorming](/fr/blog/brainstorming-faire-émerger-des-idées-et-choisir-la-suite) propose de séparer émergence, clarification et examen des options. Il intervient après cette préparation, sans remplacer le choix des cas et informations.

## Rendre la préparation visible aux participants

Avant l’atelier, envoyez une note courte : le livrable reste le même, les cas retenus sont décrits, les informations à apporter sont précisées et les questions hors périmètre ont une suite identifiée. Ne citez pas une réponse reconnaissable sans vérifier que cet usage est approprié.

L’absence de réponse ne signifie ni accord ni absence de besoin. Gardez une possibilité d’ajouter un cas en début de séance. Après l’atelier, la [restitution aux participants](/fr/blog/restitution-datelier-rendre-les-contributions-et-les-suites-visibles) doit distinguer contributions, décisions et points ouverts.

Si vous recueillez des réponses écrites, [Harmate permet d’examiner les thèmes et les extraits des questions ouvertes](/fr/product/open-questions) avant de choisir les éléments utiles à la préparation. Le facilitateur garde la responsabilité du déroulé : l’outil ne choisit pas les activités ni les personnes à inviter.